Jimmacfly
flaneriefeminine:

One of my favorite views of Dubai Marina’s skyline is the one from the Mina Seyahi complex on Jumeirah Beach.
The complex has two five-star hotels, Le Meridien Mina Seyahi and the Westin Mina Seyahi, both with spacious rooms and suites offering great sea views.
And with 13 restaurants and bars in the entire complex, you’re pretty sure to find something to eat that suits your taste!

(and the second tower on the left is where I live ;) )

flaneriefeminine:

One of my favorite views of Dubai Marina’s skyline is the one from the Mina Seyahi complex on Jumeirah Beach.

The complex has two five-star hotels, Le Meridien Mina Seyahi and the Westin Mina Seyahi, both with spacious rooms and suites offering great sea views.

And with 13 restaurants and bars in the entire complex, you’re pretty sure to find something to eat that suits your taste!

(and the second tower on the left is where I live ;) )

… de ta zone de confort.

Une demoiselle rhinoceros a publié ce soir un article ou elle disait parler un peu de moi. Un très joli article sur son blog qui parle de sa vie de ses choix, de sa vie professionnelle surtout et de comment elle se sent par rapport a ses choix, comment elle les met en parallèle avec certains de ses amis qui ont changé de vie, de carrière, de pays … de son homme aussi qui a cette formidable faculté de pouvoir retomber sur ses pattes  quoi qu’il fasse.

De ma chambre d’hotel a Munich ou je passe quelque jours pour le boulot j’ai eu envie de répondre, de preciser, de (re)donner un brin d’éclairage sur ce qui m’a amené dans cette chambre d’hotel a Munich, loin de chez moi et très loin de la ou je vis.
Ceux qui me lisent ici savent probablement tous ou je vis : Dubai et toutes les idées préconçues qu’on peut avoir a son propos. Moins peut-être savent ce que j’y fais : je dirige une équipe de 6 personnes qui gèrent la presence en ligne de 3 hotels de grand luxe au moyen orient pour le groupe Starwood, le plus grand groupe hotelier au monde (aucune flagornerie la dedans, 1400 hotels c’est juste … énorme).

Mais qu’est-ce que je fous la ? Comment suis-je arrivé la ?
Puisque j’écris ce billet en réponse a un billet d’une grande honnêteté, soyons honnete également : je suis la par un hasard de circonstances (qui s’appelle la vie, en gros) et qui fait de moi un des gars les plus chanceux du monde. J’ai foiré mes études, tout seul comme un grand, parce que boire des verres c’était plus drôle (sans blague); j’ai bossé pendant 4 ans comme barman, pas un très bon barman mais ca passait : je sais toujours servir les bières dans les règles de l’art, on ne fait pas 98% au BSB par hasard mais soyons honnête, la qualité de mon service de bière ne m’aurait pas amené bien loin. Je me suis fait viré (je vous ai dit que je n’étais pas bon) et j’ai commencé a bosser dans une toute petite boite de comm parce que je savais faire 4 choses:

  • parler anglais 
  • maintenir un parc de PC
  • me servir d’un mac
  • coder du HTML basique

Nous sommes en 2000, les gens qui savent faire ces 4 choses ne courent pas encore les rues et j’ai de la chance : le gars qui quitte cette position est un pote et j’ai un entretien sans devoir faire grand chose. Je passerai 5 ans dans cette boite du correcteur de fichiers words a développeur puis chef de projet pour des sites web qui m’emmèneront de l’Europe au Japon.

Je me ferai de nouveau virer pour avoir voulu postuler chez mon client (c’est bcp plus long que ca mais je vous passe les details) pour obtenir le jour meme de mon licenciement un entretient chez Emakina. Encore une fois, quelqu’un a mis mon CV en haut de la pile : Aliki, la femme de mon papa; et deux personnes croiront en moi: Pierre et Denis qui me permettront de passer les 7 années suivantes  au sein d’une société a laquelle je dois énormément. Ce sera 7 ans de gestion de projet, d’account management, a Bruxelles, a Paris, en passant par Mexico … de la chance, vraiment, une chance de dingue que je teste encore et encore, Dieu sait si j’ai de nouveau failli me faire virer un certain nombre de fois: parfois on le cherche vraiment moi et ma grande gueule. J’ai parlé 1000 fois de mon experience Emakinienne, des gens, des amis, des projets, des clients de tout ce qui fait que ce fut formidable,

Formidable jusqu’au moment ou il fallait partir, je n’y étais plus, et nous tiens d’accord avec Manuel : je devais trouver autre chose et m’en aller. Et de nouveau, mon CV atterrit en haut d’une pile grace a Katie, qui avait bossé avec moi chez Emakina et quelques entretiens téléphoniques plus tard j’étais a Dubai dans une autre vie, une autre experience, une autre industrie.

Et oui je suis le mec le plus chanceux du monde, je voulais bosser dans l’hôtellerie, c’est un milieu qui m’a toujours fait rêver. Je voulais partir vivre en expat (ne plus l’envisager fut une raison de mon divorce), je voulais partir de Belgique, j’avais deja fait un pas en vivant a Paris mais ce n’était pas assez, et par des detours extraordinaires je me retrouve pas nécessairement ou je voulais aller mais loin et bien. 

Je vois mes amis a San Francisco et je les envie, je voudrais être avec eux, je voudrais être la-bas et vivre cette vie de Silicon Valley mais je ne suis pas un entrepreneur: je suis un company guy, j’ai besoin de ces grands groupes. Je tente d’y être un intrapreneur, mais ce n’est pas simple non plus. 
Et sans rire c’est un peu ingrat d’envier des gens quand on fait ce que je fais, sans diplôme, en s’étant fait montrer le chemin de la sortie a tous les coups et en étant malgré tout en étant en train de faire exactement ce qu’on voulait faire.

Donc, Noémi … 
Est-ce que c’est du courage ?
Est-ce que c’est sortir de sa zone de confort ?
Est-ce que je me suis dépassé pour être la ou je suis ?

Je ne me sens pa courageux pour un balle, juste incroyablement chanceux.
Ma zone de confort est en fait la ou je suis, je me sens mieux en expat que coincé dans ma Belgique (que j’aime d’autant plus fort qu’elle est loin de moi).
Je me suis dépassé … oui, non, ca dépend. Oui bien sur on va pas faire de fausse modestie, j’ai bossé comme un dingue pour être la ou je suis. Non parce que je suis le mec le plus chanceux du monde avec des amis, des membres de ma famille et des collègues et anciens collègues qui ont cru en moi. Ca depend parce que pour en arriver la il faut probablement un melange des deux precedents et que bien malin qui peut dire lequel a joué le plus.

Au final je n’ai pas envie de dire “bosse et tout ira bien” parce que si tu bosses dans un truc qui t’intéresse a moitié tu n’iras pas bien loin; mais j’ai envie de dire : sois passionnée, sois la meilleure  possible dans ce qui te passionne, et si une mini opportunité de trouver un job dans ce qui te passionne se présente saute dessus a pied joints et si tu dois avoir un piston pour y arriver joue le a fond. Parce qu’au final, le gars qui corrigeait des fichier word en roumain il y a 14 ans d’ici est maintenant en train de déballer sa vie pour te répondre dans une chambre d’hotel a Munich, loin de Dubai ou il vit, loin de Liège ou sont ses racines, loin de Bruxelles ou vivent la plupart des gens qui comptent pour lui et loin de Paris qui lui manque parfois … ce gars la sais qu’il a un bol du tonnerre de dieu, mais que ce bol est lié a une seule chose : la passion.
La passion que je mets dans mille choses, celle qui me rend insupportable quand je suis persuadé d’avoir raison, celle qui m’a fait me faire virer de certains jobs mais celle qui fait que je combine dans mon boulot maintenant presque tout ce qui me passionne : le web, le social media, l’hôtellerie …

On ne force pas la chance a force de travail, on finit juste par trouver son chemin si on est passionné. La Passion (avec un grand P) c’est, je pense, le point commun entre tous les gens que tu cites dans ton billet.
Ls gens avec lesquels tu m’associes , en tous cas ceux que je connais, sont tous des passionnés, parfois a la limite d’en devenir insupportables ;), mais c’est probablement ca la passion et c’est a mon avis ca qui nous amené ou nous sommes.

Et alors la vie la-bas depuis 5 mois ?

En général, c’est à dire jamais, je ne fais pas de posts genre bilan de fin d’année, je laisse ça a mes amis de la magnifique presse écrite belge et a Topito, ils font ca mieux, aussi bien, aussi pire, bien pire que … tout le monde en fait. J’ai un peu hésité avant de faire ce billet, mais bon je suis loin de la plupart de mes amis et c’est parfois compliqué de répondre a la question: “Et alors la vie la-bas depuis 5 mois ?”

Bref (tiens un mot qu’on avait plus le droit d’utiliser en 2013), cette année a été particulièrement chargée pour moi comme la plupart d’entre vous le savent pour l’avoir suivie via tous les moyens digitaux dont je dispose pour vous inonder de status, posts, photos, tweets, posts etc. avec mes demis-excuses pour le flood.

Au niveau pro j’ai quitté Emakina chez qui je bossais depuis plus de 7 ans et demi a Bruxelles puis a Paris. J’ai toujours adoré cette boite, je voulais y rentrer depuis 2 ans avant d’y arriver: pour moi c’était LA boite, celle qui avait compris, celle qui allait tout casser, j’étais le 57eme employé et j’étais super fier. 7 ans et demi plus tard, Emakina est une jolie machine de plus de 500 personnes et je suis toujours fier d’avoir fait partie de cette aventure. J’ai entendu du bien et du mal sur Emakina, certains l’adorent, d’autres la détestent … un peu comme Apple qu’on adorait quand elle était l’underdog et qu’on déteste quand elle est devenue un des principaux acteurs. Tout n’a pas été rose chez Emakina, je suis passée près de la porte quelques fois, parce que j’ai une grand gueule et parce que je n’étais pas toujours d’accord avec mon management. Emakina s’est un peu perdue en grandissant mais c’est impossible quand on grandit vite de rester ce qu’on était quand on était une petite “famille”. Mais jamais au grand jamais on ne m’entendra dire que je regrette une minute de ces 7 années! Emakina pour moi ce sont des souvenirs incroyables, des projets de fou, des voyages, des gens et des amis. Celui qui me dit qu’on ne peut pas se faire de vrais amis au boulot passe a cote d’un truc si vous voulez mon avis. J’en suis parti sur un accord entre Emakina et moi sur le fait qu’il était temps que je m’en aille, et je remercie encore une fois Manuel pour avoir été le gars réglo qu’il a toujours été avec moi. La vie d’agence me manque parfois mais le défi que je relève pour le moment prend le dessus des qu’un doute s’installe.

Ce défi était de passer du cote client, dans un énorme groupe, avec un poste a responsabilité: être responsable regional pour le marketing digital d’un groupe hotelier gigantesque, Starwood. La vie dans un groupe de cette taille est évidement très différente, le formalisme y est beaucoup plus important et les procedures sont parfois un peu trop présentes pour un ancien d’agence (qui pestait deja sur le peu de procedures que nous avions). Le job est prenant, compliqué, vaste, et me demande de remettre beaucoup de choses que je pensais acquises en questions. Soyons francs: j’étais très optimistes quand a ma capacité à emmagasiner l’info et appréhender le job en peu de temps. C’est beaucoup plus dur que prévu pour moi, et dans un sens c’est très bien comme ca. L’hôtellerie est un milieu dans lequel je voulais bosser depuis très longtemps et je ne regrette ni le mouvement vers le client, et encore moins le groupe Starwood qui est d’une richesse incroyable. Je ne peux évidement pas encore en dire trop sur mon experience, je suis toujours en apprentissage sur une partie du boulot, et je suis quand meme soumis a des règles de confidentialité strictes vu la nature même du groupe, mais l’experience jusqu’ici a été très enrichissante au point de vue pro et au point de vue humain … et promet de le rester encore un moment.

Au niveau perso, quitter Paris a ete un peu difficile au debut, bien plus que quitter Bruxelles mais c’est aussi parce que de Paris j’étais en 2 heures a Bruxelles et que je pouvais faire l’aller retour sur un coup de tête. On est évidement dans un autre registre quand on vit a Dubai. J’ai laissé derriere moi à Paris (et à Bruxelles) pas mal de gens qui me manquent souvent, certains plus que d’autres et j’ai coupé des ponts aussi, parce que c’était plus “simple” ou parce que c’était la seule solution que je voyais à long terme, ce ne les a pas rendu plus faciles à couper.
Je revenais de Los Angeles peu avant mon départ, et après chaque visite la-bas j’avais toujours cette envie pressante de faire mes valises pour ne jamais rentrer, le départ pour Dubai tombait en quelque sorte a pic, même si pendant un moment j’ai failli partir pour Seattle ou l’on me proposait un  poste intéressant et où j’avais la possibilité de retrouver une très chouette personne rencontrée a Los Angeles.
J’ai rencontré pas mal de monde ici a Dubai, on rencontre assez vite des gens en fait, probablement parce que la majeure partie de la population est expat et que donc tout le monde se refaire des amis, une vie sociale. C’est probablement encore un peu tôt pour se dire que certains vont rester pour un moment, ou pas, mais il y a quelques perles avec lesquelles on avance sur le bon chemin, des gens que je prends plaisir avoir a chaque fois. J’ai deja reçu quelques visites aussi, et c’est toujours top de recevoir des gens, ce n’est pas si loin en fait et j’ai un divan lit, des prix pour les amis dans nos hotels (selon conditions et disponibilités ;) ) et il se passe toujours bien un truc par ici pour que leur visite soit un moment sympa.
J’ai du laisser mon chat a Paris, chez quelqu’un qui en est encore plus gaga que moi, mais il n’aurait pas supporté le voyage en soute et c’est mieux comme ca. Ca fait toujours un peu vide un appart sans chat, mais je ne sais pas si je resterai ici 2 ans ou 15 donc je préfère ne pas prendre le risque.

La vie a Dubai est assez loin de ce que la plupart des gens imaginent, je l’avais déjà dit il y a quelques mois dans un autre billet mais la vie ici est finalement plus proche de la vie aux USA ou en Europe qu’en Arabie Saoudite. C’est un pays très libéral, on y vit plus ou moins comme on veut en respectant les quelques règles différentes des nôtres, mais après tout “their country, their rules” and that’s fine for me.
Le soleil constant est improbable pour le belge que je suis, tout comme les journées qui font systématiquement 12h de soleil de 6h a 6h en gros. Je me surprend a trouver que 20 degrés c’est frisquet et ca me fait rire, mais faire un barbecue pour noel c’était quand même sympa sinon.
Le gigantisme assumé de la ville est tres présent mais on s’y fait, parce qu’ici tout doit être mieux, plus beaux (ca c’est pas toujours gagné), plus grand, … Comme il était écrit sur un panneau après la victoire pour Dubai 2020 “The one who think winning isn’t everything, doesn’t know Dubai”, c’est un bon résumé de l’ambiance ici, et franchement c’est intéressant parce que la dynamique est positive au final.

Au final 2013 pour moi a été un mélange d’amis, de magnifiques rencontres, de fêtes, de départs (le mien et d’autres), de challenges, de décisions pas toujours faciles, de quelques déceptions, de découvertes, de redécouvertes, de remise en question (tu m’étonnes) et surtout de grand chambardement. Une année ultra remplie, que je quitte un peu sur les genoux, crevé mais heureux, avant une année qui ne devrait pas être plus reposante.

For the non-French speaking who’ll try to have a look at this long post, I can only guess you’re part of the ones I know for a long time but live far far away, or you’re the new ones I met this year here and in L.A.
For the first ones, seing some of you once again this year in L.A. was as usual one of the highlight of my year. I hope you know how visiting you from time to time is important for me even if i give news once every two years ;), and I bless you for the people I meet through you.
For the new ones from Dubai, thanks for welcoming me, for helping me settle, for sharing drinks with far too often during the week. I can only suggest we go on like that, that’s cool enough for me!

Parler du baptême estudiantin, et se poser quelques questions.

Le mécanisme est bien connu, il est simple, efficace et dévastateur : on lance un rumeur, on la regarde faire son chemin et il n’y a plus à se forcer, elle se renforcera d’elle-même a grands coups de “il n’y a pas de fumée sans feu”. C’est le cas pour les centaines de théories de complot par exemple, démonter leur absurdité demande des efforts titanesques alors que la théorie peut être la plus farfelue et contenir des centaines de mensonges et de contre-vérités.

Pour le baptême estudiantin c’est pareil, tous les ans je vois refleurir a la rentrée ce cortège de mensonges et de contre vérités suite a une incident parfois bénin, et parfois grave comme c’est arrivé récemment avec des étudiants en médecine vétérinaire. Tout a été dit ou presque sur cet incident, avec son lot de contre vérités mais ce n’est pas mon propos. Oui il y’a des incidents, comme il y en a tous les weekends dans les bars, les boites de nuit, les clubs de foot, les clubs de tennis, les clubs de Hockey sur gazon, les vestiaires de la danse classique … il y’a des incidents parce qu’il y’a des humains et que c’est inévitable même si tous les efforts sont mis en place pour le éviter, mais de nouveau je ne veux pas rentrer dans un débat sur les incidents, aussi regrettables soient-ils.

Certains de mes camarades ont écrit des billets sur leurs blogs pour décrire comment ils avaient vécu leur expérience baptismale, comment c’était en contradiction avec ce qu’en disent les médias, avec les on dit, et ils l’ont très bien fait. Ca remet un peu d’humain dans ce qu’on nous présente comme une boucherie quand David, par exemple, en parle et ça fait du bien au baptisé que je suis.

Je me voudrais un poil plus caustique, mordant, lassé et un peu énervé, au moins pour quelques lignes.

Nos baptêmes seraient des épreuves humiliantes, imposées de force aux jeunes qui entrent a l’université, ceux-ci n’auraient d’autre choix que de soumettre sous peine de ne pas pouvoir avoir accès syllabus de cours, aux notes, aux corrigés d’examens, on ferait en sorte de leur faire rater leurs études en somme. Ces jeunes seraient exclus, on ne leur parlerait pas, ils ne pourraient pas participer a le vie sociale de leur faculté, de leur université … à moins de se soumettre, d’endurer pendant des semaines (entre 3 et 9) des violences physiques et morales, ou comme je l’ai entendu des sévices sexuels.

A ce moment de la lecture de ce billet, vous vous dites que si cela arrive, dans quel monde vivons-nous, quel enfer sont nos universités et hautes écoles, comment vos enfants peuvent-ils arriver a survivre a ça. Et Honnêtement, si ça se passait comme ça, notre société aurait un grave problème.

Si on essayait de raisonner un peu calmement ?

Dans l’université ou j’ai commencé des études il y a de cela bien des années, la moyenne des gens qui font leur baptême en première année était de 10% des étudiants et selon les chiffres des comités actuels cette moyenne chuterait. On estimait à l’époque à la grosse louche que sur l’ensemble de l’ULG il devait y avoir 25% de la population qui était baptisée. Plusieurs facteurs entrent en compte pour justifier ce décalage qui ne changent au final pas grand chose à un fait : la population universitaire baptisée est minoritaire dans l’ensemble des facultés de l’ensemble des universités du pays (à l’exception de la faculté de médecine vétérinaire à Liège, ne faisons pas d’une exception la règle).

Donc nous sommes minoritaires. Pour autant, on nous assure que nous arrivons a forcer les jeunes a faire leur baptême, que 25% des étudiants arriveraient a contraindre les autres à faire leur baptême.
Mais ils ne sont que 10% à le faire chaque année.
Donc 90% ne le font pas.
Et 75% de la population universitaire ne l’est pas, en gros

Comment donc une minorité de 25% (si tout le mode s’y met) peut-elle contraindre la majorité des gens à participer à une activité aussi humainement avilissante et dégradante sans que ces autres 75% ne les contraignent a cesser ?
Comment 90% des étudiants en premières peuvent-ils laisser 10% d’entre eux être abusés physiquement, moralement et sexuellement sans réagir ?
Allons plus loin, comment ces 25% peuvent-ils contrôler l’accès aux syllabus ? Aux corrigés de examens ? Aux résumés des cours ? Sont-ils si puissants et le reste si dénué de volonté que les trois quart de la population estudiantine nationale ne pourrait s’organiser pour disposer de syllabus, de corrigés, de résumés ?
Comment cette majorité d’étudiant fait-elle au final pour réussir ses études  si elle n’a pas accès aux outils indispensable à sa réussite ? Et surtout comment expliquer que le taux de réussite soit sensiblement le même chez les baptisés et les non-baptsisés ? 

Il ne serait pas non plus permis au jeune non baptisé de profiter des soirées organisées tout au long de l’année, il serait exclu de toute vie sociale. S’il est vrai que le jeune non baptisé ne peut entrer aux soirées regroupant les épreuves du baptêmes, ce sont les seules soirées ou l’entrée est limitée, les autres soirées étant ouvertes à tous et la plupart de celles-ci sont organisées par les comités de baptêmes. A Liège, les plus grandes soirées de l’année: Bal de bleus, une soirée et un cortège de St Nicolas, 3 soirées et un cortège de St Torè, les 4h de trotinettes et le bal des bleus sont toutes organisées par les baptisés et ouvertes a tous. C’est un fait, simple et vérifiable par n’importe qui, tout comme le fait que chaque comité de chaque faculté ou presque organise une soirée au second semestre ou tout le monde est le bienvenu … et ces soirées sont remplies de non baptisés. Ou est donc cette ségrégation, ce rejet du non baptisé ? Que sont donc également toutes les soirées organisées par les cercles (toujours a l’université de Liège), sans intervention des comités de baptême sinon un vibrant exemple d’une vie sociale développée et vivante au sein de notre Alma Mater ?

Enfin une fois ces épreuves terminées, pourquoi donc l’écrasante majorité des gens ayant fait leur baptême n’est-elle pas en train de porter plainte puisqu’il s’agit de sévices infligés sous la contrainte. Ces épreuves et ces gens sont-ils à ce point incroyables qu’ils arrivent a changer tout qui termine ces dites épreuves pour qu’il devienne à son tour bourreau pour les années qui suivent, que le lavage de cerveau soit si intense et profond que pour le reste de leurs jours les étudiants ayant été baptisés transforment dans leurs esprits broyés ces brimades en une joyeuse collection de fêtes ? Par quel miracle est-il possible qu’une minorité arrive à oppresser la majorité avec un niveau de machiavélisme tel que les bourreaux arrivent a embrigader l’ensemble de leur victimes pour qu’ils deviennent des bourreaux a leur tour ?

Excusez-moi une minute, mais vous vous rendez compte de l’énormité de ce qui est reproché, de l’impossibilité factuelle de la réalisation d’un tel scénario, et du nombre de faits qui contredisent l’ensemble de ce qui est reproché au baptême estudiantin ?

Je pourrais vous raconter mon histoire, vous dire a quel point j’ai ça trouvé génial, et bien des choses encore mais vous pourriez toujours me dire que ce n’est que mon ressenti, pas une généralité, que j’ai eu de la chance, que pour beaucoup d’autres ça se passe mal … 

Mais pour tout vous dire j’en ai un peu marre de voir des gens intelligents dans ma timeline et dans celle de mes amis débiter des âneries (ceci inclut un recteur d’université) sans s’en rendre vraiment compte (ceci ne s’applique peut-etre pas au dit recteur), prenant les rumeurs comme des exemples et des exemples comme des arguments; et je préfère tenter de faire appel a votre bon sens.

Croyez-vous réellement que cette théorie du complot invraisemblable que l’on vous vend à propos du baptême soit possible si vous y réfléchissez deux minutes ?

Croyez-vous réellement que tous ceux de vos amis, dont moi, qui avons fait notre baptême soyons des monstres tortionnaires brainwashés à un point tel que les services de renseignements soviétiques en auraient été jaloux ?

Croyez-vous vraiment que ce soit possible ?

Ne pensez-vous pas plutôt qu’il serait plus sage de dire: je ne l’ai pas fait et je ne comprends pas ce que ceux qui l’ont fait peuvent trouver de formidable à ça, mais je ne possède pas toutes les clés afin de pouvoir juger, et ce que m’en racontent les médias et les rumeurs me parait un peu tiré par les cheveux si je réfléchis un peu ?

Je ne vous demande pas d’aimer le baptême, ni de comprendre ce qui nous a poussé à le faire, je ne vous demande même pas de ne pas donner votre avis, je voudrais juste après ces quelques lignes qu’avant de donner votre avis en l’illustrant de ce que vous pensez savoir du baptême vous réfléchissiez 5 secondes à une seule question : “C’est plausible ce sur quoi je vais fonder mon raisonnement ?”.

On aura déjà fait un grand pas si vous ne faites que vous poser cette question-là.

The “new” Gmail inbox and the marketeer fear

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Since a few days a few emails, all the same have arrived in my mail box as an “important communication” from brands sending newsletter: they’re telling me that I might miss some of their precious communication because it arrives on the “promotion” tab in Gmail. (Emirates above and SNCF below)

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For me this communication is at the same time somehow a good idea and also but mostly a terrible mistake:

  • A good idea because it can be good to inform you loyal customers who want to receive our information that from now on it will be displayed in the “Promotion” tab
  • A terrible one because as a consumer I don’t want to put you back in my primary inbox: this is for my friends, my family, my bank …

The commercial message we’re, as marketeer, sending is at its place there even if we face the risk that some users might not realise. But I do believe that customer are, for one, not that stupid that they can’t find an email in their own mailbox, that if they want to receive our communication they will look in there and then that they will find it pretty convenient as I do. First of all it helps me sort which promotion I want to keep (and I’ve unsubscribe to quite a lot of them since the new mailbox), then it gives me the ability to look at these when I want, they’re already nicely sorted in that particular corner of my mailbox. It even made me quit the Mail app from Apple to go back to the Google browser version. 

So in the end I think this mailbox organisation gives more visibility to the newsletter we’re sending and receiving. The exposure is bigger because it is less lost in the all the mails we were/are receiving. So the only question the marketeer should ask himself about the new Gmail organisation is: will the quality my newsletter be good enough to pass the test of the exposure given there?

Most of them haven’t in my mailbox, do they for you?

Il fait beau, je m’amuse bien, bisous !

Rituel et passage obligé pour le néo-expat (vraiment vraiment cette fois-ci) que je suis : le billet de bilan d’un mois d’expatriation. Si il y a encore quelqu’un que je n’ai pas encore saoulé avec mes photos, mes commentaires, mes bêtes blagues, mes check-in, … de, sur, à propos de, à Dubai c’est probablement qu’il ou elle n’avait pas internet et donc je suis a Dubai (sans blague), depuis 1 mois (déjà). Et sinon ça va, merci. 

J’ai donc quitté Paris fin juillet, le 30 pour être précis pour arriver a Dubai le 31 au matin et commencer à bosser le 1 Aout dans mon nouveau boulot. Parce que bien sur si je suis là c’est pour un nouveau boulot, de l’autre côté du miroir : chez le client. Une ancienne chef de projet avec qui j’avais travaillé chez Emakina a eu la gentillesse de diriger vers moi le regard d’un marketing manager qui cherchait du sang neuf pour son équipe, quelqu’un ne viendrait pas de son industrie. Nous avons beaucoup parlé et échangé pendant 3 semaines et l’affaire était conclue : à moi la chaleur de Dubai.

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Ce nouveau boulot est un poste de directeur e-marketing pour le moyen orient pour le groupe Starwood, qui est un groupe d’hôtels de luxe, les plus connus étant Sheraton, Le Méridien et St. Régis pas exemple. Je suis donc en charge d’une équipe de 5 personnes qui s’occupent la présence en ligne au sens large de plus de 35 hôtels, repartis sur 9 marques distinctes sur 7 pays différents. C’est un boulot passionnant qui me demande beaucoup d’apprentissage et qui nécessite d’ingurgiter une masse d’information assez phénoménale, et bien sur le plus vite possible mais jusqu’ici j’adore (heureusement me direz-vous). L’industrie hôtelière de luxe en elle-même est passionnante, c’est un milieu qui m’avait toujours attiré (grâce a un brin de tradition familiale récente) et le fait de travailler au moyen orient rend les choses encore plus intéressantes. Le moyen orient est la partie du monde avec la plus forte croissance dans ce secteur, il y a sans cesse de nouveaux hôtels qui ouvrent et avec eux les bars, restaurants et clubs qui les accompagnent et qui sont plus important ici que partout ailleurs pour une simple raison : ce sont les seuls bars vendant de l’alcool que vous trouvez par ici. La vie nocturne et la vie gastronomique se concentrent donc autour des hôtels. Parce que oui, il y a une vie nocturne, elle est même plutôt agitée !

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Dubai et le moyen orient, c’est souvent un paquet de clichés, un paquet d’idées préconçues et pour être franc beaucoup sont vrais : c’est effectivement assez bling bling, on y croise plus de gens venant des 4 coins de la planète que d’émirats, il y a des voitures de sports a tous les coins de rue, des yachts gigantesques, des courses de chameaux montés par des robots et des tours qui poussent a une vitesse dingue. D’un autre côté, souvent les gens confondent un peu moyen orient et Arabie Saoudite ou les lois sont beaucoup plus strictes qu’ici aux émirats. Ici il fait bon vivre, pour tout le mode, hommes comme femmes. Alors oui il y a des règles, oui vous ne serez probablement pas d’accord avec certains de ces règles mais c’est comme ça, ce sont les règles du pays dans lequel on va vivre alors on s’adapte. On sait qu’on doit faire attention a comment on s’habille (homme comme femme), au moins couvrir les épaules et jusqu’au genoux mais je vous rassure le soir dans les bars les filles sont habillées aussi court (et peu) que dans tous les bars de la terre … ce qui par 40 degrés en moyenne est probablement mieux pour elles ceci dit. Ici les gens bossent, font du shopping, sortent, vont a la plage, font leur jogging … exactement comme partout dans le monde. Je disais récemment a un ami de passage : en fait cette ville me fait plus penser a Los Angeles qu’à une ville arabe. 

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Au niveau administratif c’est évidemment différent que ce que l’on connait en Europe, nous percevons souvent mal la chance que nous avons d’être européen et belge dans mon cas lorsque nous voyageons. Tout est simple pour nous parce que notre passeport nous ouvre presque toutes les portes, qu’il ne nécessite en général pas de visa préalable a l’entrée sur une territoire étranger, et tout ce genre de petites choses que nous ne remarquons plus. Ici donc j’ai besoin d’un visa de résident qu’il un peu plus d’un mois pour obtenir. Ce visa permet alors de demander sa carte d’identité des émirats, de changer son permis de conduire pour un permis des émirats (de nouveau merci le permis européen, je dois juste le changer sans test), d’avoir un compte en Banque et donc un logement, et surtout d’avoir internet a la maison. Oui parce que pour tout le reste on peut s’arranger avec des lettres de mon employeur certifiant que le procédé est en cours etc … mais pas pour internet (horreur, malheur ).

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Fort heureusement donc on peut s’arranger de manière tout a fait légale et accommodante pour se loger et s’installer avant que toutes les formalités ne soient finies et j’ai donc déjà un bel appartement de plus ou moins 90m carrés, avec vue sur la mer, au 38eme étage d’une tour qui en fait plus de 80. Cette tour possède comme pratiquement partout ici sa piscine, sa salle de gym, son parking, son service de sécurité, etc etc … le prix est loin d’être exorbitant, c’est plus cher que Bruxelles mais moins que Paris.

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Bien sur il y a des gens qui me manquent et certains encore plus que d’autres, bien sur mon pôtit chat est toujours à Paris et c’est bizarre de vivre sans chat, et Paris ne manque pas vraiment, les gens oui mais ne plus avoir le stress de Paris c’est pas plus mal non plus je dois dire. Je n’ai pas encore eu beaucoup le temps de travailler a me refaire une vie sociale ici mais j’ai le temps et ces deux derniers mois ont été particulièrement chahutés,  

C’est le début d’une aventure, c’est super excitant et je ne regrette pas une seconde d’avoir pris la décision de partir. Je ne vais probablement pas vous faire des billets vous racontant ma vie ici mais au moins comme ça je peux répondre d’un coup aux questions que j’ai reçues ces derniers jours.

Une dernière note enfin pour tous ceux qui m’ont posé la question : est-ce que ça vaut la peine de tenter l’expérience, clairement oui. Si l’idée vous chatouille, tentez votre chance que vous soyez un homme ou une femme, avec ou sans famille (allez même si tu t’appelles Rémy), c’est pas le boulot qui manque par ici. 

      J.

Running for Water … 20km de Bxl avec la Croix Rouge.

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Cette année encore, je délaisserai le jardin des tuileries et les bords de Seine le temps d’un weekend pour aller courir les 20KM de Bruxelles.

Ce sera le 26 mai prochain et je courrai au sein de la « Belgian RedCross Team », l’équipe mise en place par la Croix-Rouge de Belgique. Sur la ligne de départ, notre équipe relèvera un défi non seulement sportif mais aussi humanitaire : le développement du système d’approvisionnement en eau potable au Burundi où près de 49% de la population n’a toujours pas accès à de l’eau propre à la consommation.

Pourquoi ce projet ?

Selon un rapport 2008 de l’UNICEF sur la situation sanitaire des enfants au Burundi, 74 000 enfants meurent avant 5 ans et 40 000 autres avant leur 1er anniversaire. Des chiffres inquiétant pour un pays où, sur 9 millions d’habitants, 5 millions vivent sans installations sanitaires adéquate.

Cette année encore, comme depuis 3 ans, l’objectif est de récolter des fonds pour permettre une action concrète sur le terrain. Nous avions permis à  la Croix Rouge d’aider 30000 personnes l’année passée, nous comptons bien sur vous pour y arriver cette année encore.

Je vous propose de soutenir ce double défi, sportif et humanitaire, en me parrainant. Si comme moi, vous partagez la volonté d’aider très concrètement ces familles qui n’ont pas accès à l’eau, faites un don via le site de la Croix-Rouge.

Je me suis fixé un objectif de 250 euros, donc même une petite somme compte ! Cherchez mon nom dans la liste déroulante et remplissez le formulaire ou faites un virement, les informations pour le virement sont sur la droite de la page. vous pouvez suivre l’évolution du parrainage via ma page perso.

N’hésitez donc pas à nous donner un coup de pouce afin que nous puissions atteindre notre objectif ! (et à partager ce billet pour que je trouve assez de parrains, ce serait gentil aussi)

Merci d’avance à tous !

    

         J. … Jim … Jérémie … JimMacFly

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Le vin, bizarrement, c’est une affaire de goût

Préambule : au départ ce post est un coup de gueule une réponse à certains commentaires d’un excellent blog post sur la PinardotheK, mais comme je m’emportais je me suis dit que j’allais aussi en faire un blog post sortant un peu de mes (rares) posts habituels.

Buvez du vin et vivez joyeux

C’est admirable quand même le nombre de remarques qu’on peut trouver un peu partout qui, sous couvert respectable de “chacun boit ce qu’il veut l’important c’est de bien aimer”, s’enrichissent d’une litanie de “vin de bobos”, “ça pue”, “c’est du boulot d’amateurs”, “C’est juste du mauvais vin”, “c’est vert”, “ça refermente en bouteille donc c’est pas du vin”, “les gens qui boivent ça n’y connaissent rien, et j’en passe.

Et tout à coup, parce que certains papes du vins frââânçais, ont découvert que des gens buvaient autre chose que ce qu’on leur disait de boire, que ces cuistres osaient aller chercher des vins qui ne rentraient pas dans une AOC et que ces ignares ont eu le malheur de trouver ça bon alors c’est la guerre. On tape sur le vin nature (ou naturel) ou le voue aux pires tourments de l’enfer, on l’affuble de tous les sobriquets possibles et inimaginables.

Je viens d’une famille belge (ça c’est pour qu’on puisse me dire tout de suite que je n’y connais rien, par définition), mais j’ai la chance d’avoir un oncle vigneron dans le beaujolais (deuxième occasion de me dire que je n’y connais rien en vin, le beaujolais c’est mauvais tout le monde sait ça). Et pour avoir passé tous mes étés dans un domaine de Côte de Brouilly, récompensé un certain nombre de fois à Paris et à Macon (oui oui ça veut rien dire, j’y connais rien) j’ai quand même une certaine culture du vin. Entendons-nous, je ne suis qu’un amateur, éclairé peut-être mais amateur, mais qui a vu pendant des années ce qu’on pouvait foutre comme produit sur une vigne qui terminaient bleues après sulphatage, et j’ai quand même une vague idée de ce qu’on met dans une cuve. Qu’on vienne me dire au nom de “oui mais on a fait comme ça pendant longtemps” que c’est super et que faire du vin c’est ça, tiens autant debout que de me dire que faire du vin naturel c’est le faire comme avant l’industrialisation. Les 2 sont aussi faux l’un que l’autre.

La première fois que j’ai goûté du vin naturel, mon palais peu habitué à eu du mal sur les premières gorgées (les premiers verres), et oui mon commentaire était un vaillant et audacieux : “c’est spécial”. Est-ce que j’ai eu le coup de foudre ? Non pas du tout. Est-ce que j’y suis revenu, oui et mille fois oui. Parce que j’ai eu la chance d’avoir de bons “profs” : un amoureux au palais bien dessiné, un caviste aux idées aussi larges que son sourire épaulé par un cuistot aussi fin dans sa cuisine qu’il est large d’épaule, bref un ensemble de bonnes conditions pour découvrir et apprendre.

Le voilà le mot important : apprendre. Le vin naturel c’est comme quand t’as conduit toute ta vie à droite et que tu t’installes en Australie : tu sais comment ça marche, tu vois le principe, c’est pareil … mais en fait non.

Alors je comprends qua ça fasse mal à certains et que remettre en cause ses notions de base sur un sujet ou il faut bien l’avouer, on aime bien se la raconter, c’est pas toujours facile. Mais oui il faut un peu remettre ses préjugés dans sa poche et repartir un peu de zéro, et non ce n’est pas sale.

Je revois ces gens à qui j’ai fait goûter du vin d’une appellation qu’ils connaissent comme leur poche et que me disent à la première gorgée “Et mais c’est pas du [insérer votre nom de vin ici] !”, et qui à la deuxième, une fois la surprise passée me gratifient d’un “Hé mais c’est super bon ce truc là”. La première fois que j’ai goûté un Brouilly nature j’ai rien compris non plus et pourtant j’ai été élevé à ça, est-ce que ça en fait un mauvais vin ? Fichtre non !

A choisir maintenant, je pars plus facilement sur un vin nature que sur un vin classique parce que j’ai envie de découverte, de surprise, parce que moi (j’ai dit moi) une AOC bien proprette ou la différence entre 2 vins est repérable par 10 personnes en France ça ne m’intéresse pas, parce que la plupart des vignerons dont j’ai pu boire du vin ou que j’ai pu rencontrer sont des passionnés, des mordus, de grands malades qui ont décidé de casser des codes pour faire le vin qu’ils avaient envie de faire (Punk vigneron is not dead), et surtout parce que les vins que j’ai bu et qui ont mis la plus grosse claque à mes papilles sont des vins naturels. Merci au passage à Jean-François Coutelou que je n’ai jamais vu autre part que dans mon (mes) verre(s). J’entends arriver le “ha mais tu n’as jamais bu un [tel château], [tel cépage], [telle cuvée très vieille] … en fait si, pas 4000 mais j’en ai bu et bien sur ce sont des vins formidables mais de un on va pas en boire tous les jours, de deux je ne suis pas sur que les mêmes domaines soient capables de refaire la même chose à l’heure actuelle, de trois on ne peut pas d’un côté dire que le vin naturel est trop petit pour être pris en compte et de l’autre justifier toute la production traditionnelle par quelques immenses grands crus de luxe.

Ne me faites ceci dit pas dire ce que je n’ai pas dit : non je ne dis pas qu’hors vin naturel il n’est rien de bon, non je ne dis pas que je ne bois plus jamais rien d’autre. Par contre je dis que résumer le vin naturel à un effet de mode bobo sur du vin qui pue, identique à cette tendance des bobos parisiens à fréquenter des PMU pourris, c’est un peu léger. Cette tendance à taper sur le vin naturel c’est au mieux de l’ignorance, au pire du snobisme mal placé et le plus souvent simplement être un poil réfractaire au changement. 

Je n’ai au final qu’un conseil aux sceptiques : trouvez-vous un ami qui sait vous indiquer quelques vins à goûter et laissez faire vos yeux, votre nez, vos papilles. En règle générale ils sont plus doués que nos préjugés pour savoir si quelque chose est bon ou pas. 

Télévision connectée … ou télévision enrichie

En France en 2012, selon le cabinet Gfk, 28% des téléviseurs vendus seront des téléviseurs connectés, c’est à dire qu’ils disposent sans avoir recours à une box quelconque d’un accès réseau (filaire ou Wifi) permettant à l’utilisateur d’accéder directement à du contenu en ligne depuis une interface plus ou moins bien faite intégrée à la télévision.
Au niveau des usages c’est déjà bien plus compliqué, on ne possède pas de chiffre pour la France mais on sait par exemple qu’aux USA seuls 11% des gens ayant une TV connectée en utilisent les fonction, en Belgique on tombe à seulement 6%, et quand on interroge les gens seuls 40% des sondés se disent intéressés par la récupération de contenu directement sur la télévision.

On sent une industrie qui se réjouit du nombre de TV connectées vendues : d’année en année les prévisions de vente prédisent un doublement des ventes. Mais est-ce une véritable demande du consommateur ou juste une production qui se standardise chez les constructeurs ? D’un point de vue équipement ce n’est pas vraiment nouveau, aux USA les modèles haut de gamme de télévisions ont depuis quelques années déjà un branchement réseau et une interface même légère pour accueillir principalement Netflix et Youtube au départ. Le succès de Netflix n’est pas étranger au phénomène et on sent de ce côté l’embryon d’une demande réelle du consommateur, une demande d’accéder à du contenu de manière un peu différente sur son téléviseur, d’en prendre petit à petit le contrôle.

Mais peut-on vraiment dire que la VOD est un moteur suffisant pour la télévision connectée ? Que ce soit par l’intermédiaire de Netflix, d’un PS3, d’une Apple TV; pour de la VOD pure ou pour du PPV comme le fait Apple avec la MLB et la NBA, est-ce que ces contenus sont suffisant pour provoquer une mutation de l’utilisation de la télévision ?
Est-ce que les applications qui sont proposées par certaines entreprises, comme l’appli Voyage SNCF pour TV connectée, sont suffisantes pour provoquer une mutation en profondeur des usages face à l’objet télévision ?

En fait je ne vois même pas le début d’un changement majeur jusqu’à présent, ce que je vois jusqu’ici ce n’est que l’évolution de la location de DVD (ou de cassette vidéo pour les plus vieux) et celle du télétexte. L’industrie profite, au mieux, d’avancées technologiques pour améliorer les contenus annexes qui sont proposés depuis un moment en marge du flux de contenu fourni par les chaînes de télévision. Ce contenu est mieux mis en forme, plus disponible, plus instantané mais pas fondamentalement différent de ce qu’on pouvait trouver il y a 10 ans ou 15 sur un écran de télévision; et pour être franc je trouve la démarche paresseuse : si c’est tout ce qu’on a trouvé pour dire qu’on révolutionnait la télévision, ça manque singulièrement d’ambition.
Dans cette vision, la télévision serait un ordinateur pas super pratique : pas de clavier, pas vraiment discret (essayez de répondre discrètement à un message privé sur le 37” du salon qu’on rigole), pas assez puissant, et un écran ou l’on mixe plein de choses alors que si vous êtes comme moi, les sous-titres vous dérangent déjà pour regarder un film.

Par rapport aux chiffres d’acquisition de TV connectées pour commencer, au Royaume Uni par exemple : on table sur 50% de taux de pénétration des TV connectées dans les foyers contre 90% pour les devices de type 2nd écran dans les foyers, 90% ! (Chiffres Mindshare)
Dans les usages ensuite, on voit en Belgique que 6% des gens utilisent les fonctions de leur TV connectée quand plus de 50% des gens déclarent être sur leur téléphone, tablette ou PC portable devant la télévision.
Il ne faut pas être grand clerc pour voir dans la différence flagrante entre ces chiffres que l’usage est déjà en train de dicter l’attitude à adopter pour les fournisseurs et producteur de contenus, les publicitaires et les développeurs : ne dispersons pas notre énergie à tenter de faire de la télévision un énième support pour écosystème fermé d’applications qui ne seront pas ou peu utilisées. 

La télévision connectée selon moi passe par (presque) tout sauf par le hardware de la dite télévision. Bien sur la VOD et le PPV directement sur la télévision c’est pratique mais ça ne change rien à l’expérience télévisuelle, ça n’amène rien, ça n’enrichit rien. Pour moi la télévision connectée doit être une expérience qui amène quelque chose de plus dans la consommation du média, la télévision connectée c’est du contenu supplémentaire sur vos programmes télévisions pendant que vous les regardez; c’est de l’interaction en direct avec les concurrents d’un jeu qui, au hasard, met en scène des candidats et qu’à la fin c’est le public qui décide qui reste et qui part; ce sont des stats en direct pendant un match, une course mais celles qui vous intéressent : celles du joueur belge qui ne seront jamais montrées à l’écran par exemple quand vous vivez en France.
Pour moi cette télévision connectée passe par une modification du format même de nos émissions, par une façon différente d’envisager le divertissement télévisuel et surtout elle passe par le second écran.

L’avenir de la télévision se situe en face d’elle, dans les mains et sur les genoux du téléspectateur. Il se situe dans les applications qui seront développée pour commenter le programme avec ses amis ou avec une communauté bien précise. Il se situe dans d’autres applications qui permettront de jouer directement avec le programme ou de jouer avec d’autres en regardant un programme. il se situe dans une application qui vous permet d’aller plus loin dans la découverte d’un contenu culturel présenté dans un documentaire. L’avenir de la télévision connectée on le trouve dans une application comme TVCheck qui permet de se checker sur un programme et de gagner des badges à la manière Getglue et qui offre également la possibilité de commenter le programme, de répondre à des quizz … Alors bien sur l’application est perfectible, comme toute V1, et pour avoir travailler un peu avec les gens derrière TVCheck je sais qu’ils y travaillent et y réfléchissent. Il se situe dans une appli comme FanCake (oui c’est encore des gens que je connais, je ne vais pas ne pas les citer juste parce que je les connais), qui vous fait jouer pendant que vous regarder un match de basket : attraper des badges qui traversent l’écran de votre iPad, faire des prédictions sur ce qui va se passer dans les secondes qui suivent “Faute ? Lancer Franc ? Tir ?”, de gagner des points et d’échanger ces points contre des cadeaux bien réels par la suite.

TVCheck       Fanckae

Ces deux exemples viennent de gens qui sont soit du côté des fournisseurs d’accès à la télévision, soit d’entrepreneur en dehors du milieu de la télévision, des médias ou du sport, de gens qui ont compris que le futur de la télévision ce n’est pas d’ajouter des fonctionnalités à une écran mais de proposer un enrichissement de l’expérience télévisuelle … de gens qui proposent de la télévision enrichie et pas de la télévision connectée

Alors si on arrêtait de se concentrer sur comment ajouter des boutons et des câbles à la télévision, ou de vouloir y intégrer Facebook et Twitter pour pouvoir taper son message via sa télécommande à raison de 6 minutes le tweet … et qu’on réfléchissait à comment augmenter les programmes télés, avec ou sans les chaînes et les producteurs de contenus. Si on arrêtait de parler de télévision connectée en se focalisant sur l’appareil, et qu’on parlait de télévision enrichie en se focalisant sur l’expérience utilisateur ?

Si nous voulons réellement (re)connecter la télévision au téléspectateur, c’est l’ensemble du concept qui est à revoir : hardware télévisuel, programmes télévisés et support d’interaction indépendant de l’écran qui trône encore dans nos intérieurs. Si la télévision veut survivre elle va devoir apprendre à descendre de son piédestal et à partager sa place de choix dans nos salons avec d’autres écrans plus petits.

Seeking Stagiaire Desperately

Ca commence toujours de la même façon : on voit passer un tweet qui dit approximativement “@agencesupercool Urgent recherche stagiaire [Lien vers l’annonce sur le site]”, l’annonce nous décrivant ensuite une super offre de stage à durée plus que variable pour travailler sur des projets super cool de communication, de community management, de marketing et j’en passe; espérant ainsi attirer la perle rare du stagiaire.

Et là, invariablement, ça m’énerve.
Autant préciser deux ou trois points de suite ceci dit, histoire d’éviter les malentendus :

  • je n’ai jamais fait de stage de ma vie, pour la bonne et simple raison que je n’ai pas été assez loin dans mes études pour arriver à cette case là
  • je ne connais pas les réglementations et législations précises en France et en Belgique sur le sujet
  • mais je bosse en agence depuis assez longtemps pour avoir vu passer un certain nombre de stagiaire dans les 2 pays susmentionnés

Ceci étant dit … Un stage ce n’est pas un job et cette précision à quand même quelques implications importantes. Un stage c’est une formation, ou plus précisément une étape dans la formation d’un étudiant qui se confronte de ce fait à la vie en entreprise et à de véritables problématiques professionnelles.

Une formation c’est fait pour apprendre

Apprendre oui, donc travailler sur de vrais projets, de véritables problématiques et pas faire le café ou passer sa vie à la photocopieuse. Un stagiaire a besoin d’être confronté à la réalité du travail qu’il compte effectuer un jour, afin d’abord de pouvoir se rendre compte de son attrait pour le boulot en question, ça à l’air idiot mais c’est un peu la base. On a beau avoir 20 ans et toutes les certitudes du monde, le stage c’est le moment où l’on se met face à ses choix : était-ce ce que j’imaginais ? Veux-je vraiment en faire mon métier ? 
Le stagiaire doit être confronté à de véritables projets afin de parfaire sa formation par la pratique, de confronter son apprentissage théorique avec la pratique afin de compléter cet apprentissage. Enfin, il faut que son maître de stage ait assez de matière pour pouvoir l’évaluer, ça a de nouveau l’air idiot mais on peut difficilement juger professionnellement quelqu’un sur sa capacité à faire le café.

Une formation ce n’est, en général, pas rémunéré

C’est le moment où je me fais des amis, mais je m’explique : le stage rentre de la cadre d’une formation, d’un cursus scolaire, c’est (de nouveau) la continuité d’une formation et en général, on n’est pas payé pour prendre des cours, c’est même en général l’inverse. Demander à être rémunéré pour être formé par quelqu’un, vous avouerez que dit comme ça, ça sonne faux. 
Le problème vient de ce qu’on a fait du stage et du stagiaire (et nous entrons dans le vif du sujet).

Un stagiaire ce n’est pas un employé

Je dirais même plus, un stagiaire ce n’est pas un employé qu’on paye au lance pierre pour effectuer des tâches qu’on n’a soit pas envie de faire, soit qui ne seront à faire que pendant un temps déterminé, soit pour lesquelles on a pas le budget pour embaucher mais qu’il faut faire quand même. Si il faut pourvoir à un poste dans l’entreprise il faut embaucher que ce soit en CDD ou en CDI. Si les moyens ne sont pas là il faut au choix : investir, trouver de nouvelles sources de rentrée ou revoir son business plan. Et je rejoins ces tweets largement diffusés : si tu cherches un stagiaires dans l’urgence c’est que tu cherches un employé. Parce que bon sang de bois, ça n’existe pas une entreprise qui recherche d’urgence quelqu’un avec qui partager ses connaissances afin de parfaire sa formation !
Donc oui, on peut prévoir une aide financière pour un stagiaire qui couvrira ses trajets, ses repas ou autre chose mais en aucun cas il ne peut s’agir d’une rémunération, parce que si on parle de rémunération, on parle de travail et si on parle de travail c’est que le stage n’en est pas un mais un emploi précaire.

Un stagiaire doit être encadré

J’ai l’impression d’enfoncer des portes ouvertes mais oui, un stagiaire demande un encadrement. Un stagiaire doit être guidé, de moins en moins au fil de sa formation mais il doit être guidé; guidé dans la vie de l’entreprise, guidé dans sa participation aux projets, guidé aussi dans ses orientations futures parce que le stage sert aussi à rencontrer des gens qui peuvent donner un avis sur la suite que le stagiaire doit donner à sa “carrière”. Ca va du plus cruel “tu n’es pas fait pour ce métier” au meilleur des cas “je te propose de venir travailler avec nous une fois ton stage et tes études terminées”, c’est le rôle du maître de stage bien sur mais c’est aussi le rôle des autres employés que le stagiaire rencontrera. Si un stagiaire est correctement encadré, le bénéfice est direct pour tout le monde : c’est positif pour sa formation, c’est positif pour les projets sur lesquels il travaille, et si tout se passe bien l’entreprise à déjà commencé à former un futur employé. J’ai la chance de travailler dans une société qui encadre ses stagiaires et le moins que l’on puisse dire c’est que ça porte ses fruits en terme d’embauche, ce seul point est déjà un retour sur investissement suffisant pour l’entreprise.

Le community management n’est pas une affaire de stagiaire

Oui le stagiaire doit travailler sur du concret, en collaboration avec les équipes; non il ne peut pas être la personne qui preste de bout en bout. Non un stagiaire ce n’est pas un community manager pas cher, que ce soit pour vous ou pour vos clients, ce n’est pas non plus un directeur marketing, il ne va pas réaliser votre plan de comm’.
Confier le community management ou le plan marketing de sa société ou de son client à un stagiaire c’est un hérésie complète ! Aucun gants à prendre ici : si une société fait réaliser votre CM par un stagiaire, allez voir autre part ils ne savent pas de quoi ils parlent.
Qu’on se le dise une fois pour toute, le community management c’est un poste senior, un poste que l’on confie à quelqu’un qui connait l’entreprise, qui sait où aller chercher l’information pour intervenir et répondre pour chaque question ou problème; c’est quelqu’un qui a assez de bouteille pour savoir ne pas s’énerver, ne pas réagir aux trolls … c’est quelqu’un d’expérience. Le community manager c’est la voix directe de votre entreprise envers vos clients ou vos prospects, ce n’est pas une tâche qu’on confie à un stagiaire, c’est une affaire de professionnel de la communication; qu’il soit interne ou externe à la société n’est pas la question, l’important c’est le professionnalisme de la personne et un stagiaire par sa définition même n’est pas un professionnel. 


Alors oui, on peut avoir un formulaire sur son site pour laisser les candidats stagiaires effectuer une demande de stage, non en aucun cas on ne cherche un stagiaire en urgence pour un super projet qui commence. Non une boite ou le ratio stagiaire/employé fait qu’il y a plus des premiers que des seconds n’est pas sérieuse, parce que cette boite entre de facto dans la catégorie des boites qui se servent des stagiaires pour leur faire faire le travail que devraient faire des employés, et passent de ce fait complètement à côté de leur engagement envers le stagiaire et leur client. Et oui, le community management entre dans cette dernière catégorie de boulot qui doit être effectué par un employé. Je ne pourrais pas pour ma part faire confiance à une société qui préfère faire travailler des stagiaires plutôt que des employés, cela pose deux questions fondamentales de respect de l’employé et de gestion désastreuse de sa propre image.

Je ne veux en aucun cas laisser croire aux stagiaires qu’ils n’ont pas le droit de travailler sur de super projets pendant leur stage, que je ne fais pas confiance à leur enthousiasme pour participer au community management de grands comptes ou au marketing celui de la société qui les emploie. Ce qu’ils doivent comprendre c’est qu’avant tout ils doivent trouver une société qui va leur apprendre quelque chose et pas les envoyer au casse pipe en les faisant trimer 12 heures par jour pour ne pas avoir à payer un employé. Il n’y a pas de généralité, les grandes boites ne sont pas mieux que les petites, les boites à la mode pas moins bien que les boites moins connues et vice-versa … il n’y a que des gens qui font leur boulot et ceux qui ne le font pas. Il faut juste se renseigner avant et savoir dire non à la tentation de “travailler, en vrai, tout seul, c’est cool” pour quelques centaines d’euros. Je me répète ce n’est pas le but d’un stage, le but d’un stage c’est de parfaire sa formation.